À propos du vizsla
Historique
Standard du vizsla

Historique

Les historiens ne s’entendent pas quant au développement du Braque hongrois connu sous le nom de Vizsla. Certains affirment pouvoir retracer ses origines à 1000 ans avant Jésus-Christ à la lumière de dessins dans le roc de cette période illustrant un chasseur, son faucon et un chien semblable au Vizsla moderne. On parle même de ce chien dans un traité de fauconnerie du XIVe siècle. Les tenants de l’ancienneté du Vizsla affirment que les chiens anciens décrits dans ces documents furent croisés avec des Chiens jaunes de Turquie au XVIIIe siècle et que la standardisation éventuelle de la race eut lieu quelques centaines d’années plus tard. D’autres soutiennent que le Vizsla est strictement un produit du siècle actuel et qu’il fut créé en Hongrie par suite de croisements de chiens de chasses différents, tout comme le furent les chiens de chasse polyvalents allemands au XIXe siècle. On croit que le Braque hongrois à poil court est issu du croisement du Braque de Weimar avec diverses races de chiens d’arrêt.

Dans son pays d’origine, le Vizsla devint vite populaire comme chien de chasse polyvalent et son nombre ne cessa de croître. Mais les deux guerres mondiales eurent un effet si néfaste sur la race que l’on crut qu’elle allait disparaître complètement. C’est grâce aux efforts de quelques éleveurs fervents que le Braque jaune a pu renaître pour devenir le chien national de la Hongrie.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les réfugiés amenèrent leurs chiens de chasse avec eux et le Vizsla devint vite connu partout en Europe. Par suite de la popularité du Braque de Weimar en Amérique du Nord dans les années 1940, plusieurs chasseurs envisagèrent d’importer d’autres races de chiens de chasse polyvalents, notamment le Braque hongrois à poil court. Les premiers sujets arrivèrent dans les années 1950, et, dès 1960, la race était devenue assez populaire pour être reconnue par l’American Kennel Club; le Cercle canadien du chenil en a fait autant peu de temps après.

(Texte tiré du Livre des chiens, Ouvrage officiel du Cercle Canadien du chenil, édition 1987, pages 78-80)